Deposer des brevets
Lorsque l’on veut créer une société “technologique”, ou tout du moins “innovante”, il faut se renseigner sur la protection de sa “propriété intellectuelle” (IP en anglais). Je ne coupe pas a cette règle avec ma nouvelle aventure (même si la techno n’est pour l’instant pas particulièrement “brevetable”…). Cela dit, une des grosses qualité du modèle “en ligne”, c’est qu’il est beaucoup plus simple de protéger ses éventuels technologies et algorithmes, sachant que personne n’y a accès en dehors de la société!
Apple protege ses innovations par des brevets, parce qu’il faut en general quelques heures (ou jours) aux bidouilleurs du monde entier pour demonter (au sens physique) ou faire du reverse-engineering sur les softs…Une fois que l’on ce qu’il y a dedans, c’est tres facile a copier!
A l’inverse, Google dépose relativement peu de brevets, surtout en ce qui concerne son moteur de recherche, car, de toutes les façons, personne ne saura jamais ce qu’il y a vraiment dedans! Deposer un brevet deviendrait meme dangereux, car toute personne consultant ce brevet -public- saura alors ce qui se cache vraiment derriere les resultats du moteur de recherche!
En résumé, a moins que votre technologie soit amenée a “sortir” physiquement des murs de votre start-up, il est plutot déconseillé de déposer un/des brevets…
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En fait, le notion de brevets en informatique est très anglo-saxone. On peut tout à fait déposer des brevets aux Etats-Unis en matière d’algorithmes ou de logiciels, alors qu’on ne peut le faire, en principe, en France, et plus généralement en Europe. En effet, un logiciel est une œuvre intellectuelle protégée non pas par des droits industriels, mais par le droit d’auteur, en France, et il n’est pas nécessaire de faire le moindre dépôt, juste pouvoir démontrer l’antériorité (dans quel cas certaines sociétés se proposent d’accueillir des dépôts scellés, mais il existe des alternatives à cette solution de facilité tout de même relativement coûteuse).
Cette notion de brevets devient éventuellement importante lorsque les brevets sont nécessaires en vue de la certification de certains logiciels auprès d’organismes américains, par exemple, que ce soit pour démontrer l’originalité du logiciel ou algorithme, ou pour prouver son antériorité ou sa propriété, afin de se prémunir de vol de procédés de fabrication par les concurrents. En revanche, il est vrai que déposer un brevet, public, implique de donner des idées aux concurrents, ou du moins les informer de ses propres progrès. La stratégie d’IBM est alors intéressante : inonder les bureaux de dépôt de brevets pour noyer le poisson.
En matière industrielle, les fabriquants de parfums évitent le dépôt de brevets pour protéger leur formule ou leurs procédés de fabrication. On peut par conséquent copier leur parfum… mais pas le nom des parfums, ni la forme des bouteilles, dûement protégés. Le cas des parfums est intéressant, car les formules brevetées ne sont protégées contre la concurrence qu’une vingtaine d’années, après quoi tous les concurrents peuvent les exploiter dans leur intérêt. Si l’on mise sur le long terme, le dépôt du brevet est déconseillé. Les firmes pharmaceutiques ne peuvent cependant en échapper, du fait des contrôles (certification par les autorités compétentes) avant mise sur le marché.
A noter aussi que la NSA dépose aussi des brevets, mais ceux-ci ne sont pas publics. Ils le deviennent lorsqu’une autre entité en fait un dépôt identique, dans quel cas le brevet de la NSA devient public et commence à partir de cette date et non à partir de la date du dépôt par la NSA.
Ceci dit, je te l’accorde : en matière informatique, grâce aux logiciels en ligne, les secrets sont peut-être mieux gardés, du fait que seul le résultat est produit aux yeux de l’utilisateur, et la plupart des secrets de fabrication sont préservés. Cela n’empêche pas de nombreux spécialites de faire du reverse engineering et d’en déduire les principaux composants relatifs aux techniques employées, comme les spécialistes en SEO qui spéculent sur les algirthmes de Google, par exemple, puisque tu y fais référence dans ton article.
L’analogie avec les parfums est la bonne!
Enfin, même les plus grands “artistes” de la SEO sont incapables de reproduire à l’identique les résultats de Google, car ils connaissent les grandes lignes de l’algo, mais pas la pondération exacte de chaque paramètre!