@Guidu80 : on se connaissait bien avant Internet... peut-etre même avant Pyramide! Ce qui explique que je ne me souvienne plus des règles :(

10 Mythes de la creation d’entreprise

Vous le savez, je suis un tres grand fan de Guy Kawasaki. Il vient de publier un petit billet en 10 points -c’est son format favori- intitule “Top Ten Myths of Entrepreneurship“. Comme j’aime, je vous traduis et je commente pour en discuter un peu.

  1. Cela coute cher de financer une nouvelle activité : c’est faux! Pour Guy, le cout de création moyen est de $25,000. La cle réside dans la location plutôt que l’achat pour variabiliser au maximum les couts.
  2. Les Capitaux Risqueurs sont les bons interlocuteurs pour chercher de l’argent. C’est faux, sauf si vous avez des besoins intensifs, comme pour une societe dans le “hardware”, ou en bio-technologie ou les investissements sont plus longs. Guy insiste meme en disant qu’on a plus de chance de mourir en tombant dans la douche que d’arriver a lever de l’argent aupres d’un VC
  3. La plupart des business angels sont riches. Etonnement, meme cela est faux : d’apres les stats de Guy, ici aux US, 32% dans business angels gagnent moins de $40,001 par an et 17% sont même endettes au delà de ce qu’ils possèdent!
  4. Les start-ups ne peuvent pas être financées par de la dette. Et bien si! Le financement par la dette est même plus important que celui en capital. Hum, la encore, gros étonnement pour moi! Mais j’imagine que la plupart de cette dette est convertible en capital; pourquoi prendre un tel risque sinon?
  5. Les banques ne prettent pas d’argent aux start-ups. C’est encore un mythe, puisque les banques financent plus les start-ups que les amis, la famille, les business angels ou encore les VCs et même les agences gouvernementales!
  6. La plupart des créations d’entreprise se font dans des industries attractives. C’est tristement faux : les entrepreneurs ne savent pas choisir les bons secteurs!
  7. La croissance de la start-up dépend plus de l’entrepreneur que de l’industrie choisie. Voila qui fait mal a l’ego de beaucoup d’entrepreneurs!
  8. La plupart des entrepreneurs s’enrichissent. étonnement, les entrepreneurs créent beaucoup de richesse qu’ils n’en gardent! Seuls 10% des créateurs gagnent plus que leurs employés. D’ailleur, les entrepreneurs gagneraient plus d’argent a travailler pour quelqu’un d’autre!
  9. La plupart des start-ups atteignent les taux de croissances recherches pas les investisseurs. Et bien non -mais on s’en doutait-, et on en est très loin : 0.03% atteignent $100,000,000 de CA, et 1,6% atteignent les $5,000,000 en 5 ans!
  10. Entreprendr, c’est facile.

Bien sur ces stats incluent toutes les créations d’entreprises: de Google au cordonnier du coin, en passant par la PME de plomberie pas loin de chez vous. Des commentaires?

Viewing 4 Comments

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    Le problème justement, c'est que les problèmes ou les besoins entre une grosse star-up et un petit entrepreneur du web ne sont pas du tout les mêmes. Donc les mythes ne sont pas les mêmes ;)
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    Tout à fait, mais dans les mythes ci-dessus, beaucoup peuvent s'appliquer aux deux!
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    Ouvrir une entreprise, même en France, c'est facile. En revanche, la faire vivre et le faire développer, c'est une autre paire de manches et beaucoup d'entrepreneurs croient qu'il suffit de se concentrer sur le métier qu'ils aiment et le reste suivra. Oui, ça suivra... ou pas. Entreprendre, c'est notamment difficile parce qu'il faut s'intéresser à des corps de métier qui ne sont pas ceux dont on rêve, y compris le secrétariat ou la comptabilité quand on monte une entreprise de services informatiques...

    Pour ce qui est des banques, je ne suis pas certain qu'elles soient prêtes à financer une entreprise nouvelle si facilement. J'ai ouvert un compte personnel et professionnel dans la même banque à quelques semaines d'intervalles. Alors que mon interlocutrice était enthousiaste au début, elle a fini par me rappeler le lendemain pour annuler mon autorisation de découvert personnel accordé lors du rendez-vous en attendant les premiers résultats réels et concrets de l'entreprise. Cependant, avec un prévisionnel concret et réaliste, basé sur des promesses de contrats de clients véritables, les banques peuvent tout à fait envisager de financer une partie des investissements, mais certainement pas le fonds de roulement de l'entreprise, ce que financent plutôt les capitaux risques.

    Pour ma part, cependant, j'ai financé mon entreprise par l'endettement, et en France, il existe de nombreux organismes qui aident les jeunes entrepreneurs ("jeunes créateurs" au sens "nouveaux chefs d'entreprises", sans rapport avec l'âge) à trouver les fonds nécessaires à la création de l'entreprise.

    Sur les 10.000 € de capital de ma société, j'ai financé moi-même à hauteur de 7.000 € la mienne à base de prêts (2/3 environ) et subventions (1/3 environ), auxquels se sont ajoutés 3.000 € d'investissement de mes proches (le fameux "love money"). Dans tous les cas, le financement correspondait aux besoins, basés sur un prévisionnel établi avec des professionnels, et s'il y avait eu des besoins plus importants, trouver ces sommes n'auraient pas été particulièrement difficile avec un discours qui se tient et les bons interlocuteurs.
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    @Martin : je pense au contraire que les banques financent plus un fond de roulement, bien moins risque -en se garantissant par exemple, sur les comptes clients- que les investissements. Dans le premier cas, on reste sur du court terme et le risque est plus faible : l'argent est la, il faut juste aller le chercher chez les clients! Enfin, dans tous les cas, ce que la banque vous accordera d'un cote, elle le prendra d'un autre : elle veut bien financer votre start-up risquee, mais dans ce cas, elle ne prend pas de risques avec vous, personnellement! Elle ne met pas tous ses oeufs dans le meme panier!

    Cela dit, effectivement la structure de financement que tu evoque me parait assez raisonnable et commune : une majeure partie apportée par toi -qui rassure les autres investisseurs-, puis une part -assez systématique- des services "publics" et enfin le love money!
 

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